Résines, gels, primers acides, lampe UV : chaque pose met votre responsabilité en jeu. Une réaction allergique, une brûlure, une mycose qui apparaît sous une capsule, et c'est la cliente qui se retourne contre vous. La priorité d'une prothésiste ongulaire, c'est une RC professionnelle solide, doublée d'une multirisque si vous avez un salon. Nous comparons les assureurs spécialisés des métiers de la beauté — RC pro, multirisque, prévoyance et retraite.
La RC pro n'est pas imposée par la loi pour ce métier non réglementé, mais elle est essentielle et souvent exigée par les salons qui vous accueillent.
Votre métier manipule des produits chimiques actifs — résines acryliques, gels builder, primers acides — et une lampe UV, sur la peau et les ongles de vos clientes. Les sinistres réels ne sont pas théoriques : réaction allergique à une résine, brûlure provoquée par la surchauffe d'un gel sous la lampe, brûlure chimique au primer, ou encore une mycose et une onycholyse qui se déclarent sous la capsule et que la cliente vous reproche. À chaque fois, c'est votre responsabilité professionnelle qui peut être recherchée, sur des montants qui dépassent largement le prix d'une prestation.
En tant qu'artisan affiliée à la SSI, vous n'avez ni la RC pro d'un employeur, ni la prévoyance d'une salariée. Votre protection se construit garantie par garantie — suivez le guide.
La prothésie ongulaire est un métier non réglementé : la RC pro n'est pas une obligation légale. Mais un seul dommage corporel ou esthétique peut représenter plusieurs milliers d'euros, et la plupart des salons exigent une attestation RC pro avant de vous accueillir comme indépendante. Sans elle, vous payez de votre poche.
Les sinistres les plus fréquents en onglerie sont bien documentés : allergie aux résines acryliques, brûlure sous lampe UV liée à la surchauffe d'un gel builder, brûlure chimique au primer acide, et infection de l'ongle naturel (mycose, onycholyse) constatée après la dépose. La RC pro prend en charge l'indemnisation de la cliente et vos frais de défense. À l'inverse, elle suppose que vous respectiez les règles d'hygiène et que vous refusiez la pose sur un ongle déjà pathologique.
Faites systématiquement un diagnostic visuel de l'ongle avant la pose et refusez la prestation en cas de mycose, d'onycholyse ou de panaris. Une prothésiste experte n'est pas celle qui pose sur tout — c'est celle qui sait quand ne pas poser. Ce réflexe est aussi ce qui vous couvre devant l'assureur.
Vérifiez que votre contrat couvre bien les dommages immatériels (préjudice esthétique, arrêt de travail de la cliente) et pas seulement les frais médicaux. Si vous travaillez à domicile ou en déplacement, faites-le inscrire noir sur blanc : une RC pro calibrée sur un salon fixe peut refuser un sinistre survenu chez la cliente.
Dès que vous louez un local, le bail commercial impose presque toujours une assurance des locaux et du matériel, avec justificatif annuel. Une indépendante à domicile n'a en revanche pas besoin de cette garantie : sa RC pro suffit, à condition que l'activité à domicile y soit mentionnée.
Un dégât des eaux, un incendie, un vol de matériel ou de stock de produits, et c'est tout l'outil de travail qui est touché : ponceuses, lampes, ainsi que les flacons de gels et résines, parfois coûteux. La garantie perte d'exploitation compense le chiffre d'affaires que vous ne réalisez plus pendant la fermeture, alors que le loyer continue de courir.
La multirisque salon ne vous concerne pas : votre priorité reste la RC pro avec mention de l'exercice à domicile et en déplacement. Pensez seulement à vérifier que votre matériel professionnel est bien couvert, car l'assurance habitation classique l'exclut le plus souvent.
Affiliée à la SSI, vous touchez des indemnités journalières — mais seulement après 3 jours de carence (versement dès le 4ᵉ jour), avec un montant plafonné et faible (de l'ordre de 65 €/jour brut au maximum), et pour une durée limitée. Pour une prothésiste qui paie un loyer de salon, du matériel et ses cotisations, c'est très loin de couvrir les charges.
Hypothèses illustratives : IJ CPAM ≈ 50 % du revenu plafonnées à ≈ 1 600 €/mois, versées du 4ᵉ au 87ᵉ jour ; prévoyance calibrée à ≈ 90 % du revenu. Le calcul réel dépend de votre contrat.
Simuler ma prévoyancePour un métier de précision, vérifiez la définition de l'invalidité : une atteinte aux poignets, aux mains ou aux cervicales, ou une allergie professionnelle aux résines qui vous interdit le contact avec les produits, peut vous empêcher d'exercer. Calibrez les indemnités sur vos charges fixes réelles, pas seulement sur votre revenu net.
Calcul illustratif : économie ≈ versement × TMI, dans la limite des plafonds Madelin / PER calculés sur votre revenu professionnel. Conditions : contrat éligible et cotisations sociales à jour.
Estimer mon avantage fiscalLa revente de votre fonds ou de votre fichier clientèle n'est pas une retraite garantie : elle dépend du marché le jour J. Un PER alimenté pendant la carrière constitue un complément indépendant, et chaque versement vient réduire votre revenu imposable.
Voici comment s'articulent les garanties d'une prothésiste / styliste ongulaire, du contrat central de responsabilité aux garanties qui compensent l'absence de filet salarié.
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