Toute la journée, vous manipulez les vêtements de vos clients : un costume rétréci, une robe décolorée, un manteau perdu ou un ticket volé après une intrusion, et votre responsabilité est engagée. La priorité d'un pressing, c'est une RC pro qui couvre vraiment les biens confiés, doublée d'une multirisque atelier qui protège vos machines et le risque incendie lié aux solvants. Nous comparons les assureurs spécialisés des pressings et blanchisseries — biens confiés, multirisque, prévoyance et retraite.
Aucune loi n'impose une « assurance pressing », mais la garantie biens confiés est ce qui distingue un bon contrat d'un contrat qui vous laissera payer de votre poche.
Un pressing cumule deux risques qu'un commerce classique n'a pas. D'abord la responsabilité sur les biens confiés : du matin au soir, vous détenez les vêtements des clients. Un textile qui rétrécit, déteint, brûle au repassage, se perd entre deux commandes ou disparaît après une intrusion engage votre responsabilité — et l'article 1789 du Code civil vous présume responsable en cas de perte, de vol ou d'incendie du bien remis. Ensuite un risque matériel et environnemental : machines de nettoyage à sec, solvants inflammables, perchloréthylène, qui font de votre atelier un local à risque incendie et pollution.
En tant qu'artisan-commerçant affilié à la SSI, vous n'avez ni la prévoyance d'un salarié ni un filet pour couvrir l'arrêt du commerce. Votre protection se construit garantie par garantie — suivez le guide.
En cas de perte, de vol ou d'incendie d'un bien remis par un client, l'article 1789 du Code civil vous présume responsable : c'est à vous de prouver que vous n'avez pas commis de faute. Sur les autres dommages (rétrécissement, décoloration), vous êtes tenu à une obligation de moyens et de conseil. Le ticket de dépôt numéroté, avec réserves éventuelles, est votre première protection.
Le piège classique : une RC pro standard couvre les dommages causés aux tiers, mais beaucoup de contrats excluent les biens confiés — c'est-à-dire justement les vêtements de vos clients, qui sont l'essentiel de votre exposition. Sans extension « biens confiés », un manteau de valeur perdu ou un lot brûlé reste à votre charge. L'indemnisation s'appuie sur la facture d'achat du vêtement (vétusté déduite) ou, à défaut, sur le barème de responsabilité de la profession (FFPB), réactualisé chaque année.
Vérifiez le plafond par article et par sinistre de la garantie biens confiés : un plafond trop bas ne couvrira pas un manteau ou un vêtement de marque. Conservez le double du ticket numéroté et notez vos réserves au dépôt — c'est ce qui fait la différence en cas de litige.
Beaucoup de gérants découvrent l'exclusion « biens confiés » le jour du premier sinistre. Exigez une extension explicite couvrant les vêtements sous votre garde, un plafond aligné sur la valeur réelle des articles que vous traitez, et vérifiez si la blanchisserie de linge professionnel (hôtels, restaurants) est bien intégrée si vous en faites.
Le bail commercial impose quasi systématiquement une assurance des locaux et du matériel, avec justificatif annuel. Par ailleurs, le pressing est soumis à des obligations de prévention (détection incendie, bacs de rétention pour les solvants) que l'assureur vérifie au moment de la souscription.
L'atelier d'un pressing est un local à risque : les machines de nettoyage à sec, le perchloréthylène et les opérations de repassage en font un point chaud pour l'incendie, et les solvants exposent à un risque de pollution des sols. Un départ de feu ou une panne de machine peut fermer le commerce plusieurs semaines pendant que le loyer et les charges continuent. La garantie perte d'exploitation compense la marge perdue le temps de redémarrer.
Le poste le plus sous-évalué d'un pressing, c'est la perte d'exploitation : calibrez-la sur votre vraie marge brute, pas sur un forfait. Vérifiez aussi que la garantie pollution / atteinte à l'environnement est bien prévue si vous utilisez encore du perchloréthylène, et que les machines sont indemnisées en valeur à neuf.
Affilié à la SSI, vous touchez des indemnités journalières — mais seulement après 3 jours de carence (versement dès le 4ᵉ jour), avec un montant plafonné et faible (de l'ordre de 65 €/jour brut au maximum en 2026), et pour une durée limitée. Pour un pressing qui doit payer le loyer, l'électricité de l'atelier et d'éventuels salariés, c'est très loin de couvrir les charges quand vous êtes immobilisé.
Hypothèses illustratives : IJ CPAM ≈ 50 % du revenu plafonnées à ≈ 1 600 €/mois, versées du 4ᵉ au 87ᵉ jour ; prévoyance calibrée à ≈ 90 % du revenu. Le calcul réel dépend de votre contrat.
Simuler ma prévoyanceCalibrez les indemnités journalières sur vos charges fixes réelles (loyer, énergie, salaires), pas seulement sur votre revenu net. Pour un métier de manutention, vérifiez la définition de l'invalidité : une atteinte au dos ou aux épaules peut vous empêcher de charger les machines et de repasser toute la journée.
Calcul illustratif : économie ≈ versement × TMI, dans la limite des plafonds Madelin / PER calculés sur votre revenu professionnel. Conditions : contrat éligible et cotisations sociales à jour.
Estimer mon avantage fiscalLe fonds de commerce n'est pas une retraite garantie : sa revente dépend du marché et de l'état des machines le jour J. Un PER alimenté pendant la carrière constitue un complément indépendant de la cession du fonds, et chaque versement est déductible.
Voici comment s'articulent les garanties d'un pressing, de la responsabilité sur les vêtements confiés à la protection de l'atelier et de vos revenus.
Quelques informations sur votre activité, vos machines et le type de linge traité.
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