Praticien en shiatsu en libéral, vous exercez une profession non réglementée : aucune loi ne vous impose d'assurance, mais une RC professionnelle est en pratique incontournable — exigée par la FFST pour adhérer, et par les centres de bien-être, spas, salons et cabinets partagés où vous recevez. Votre activité est manuelle et de contact : un malaise, une contre-indication non détectée ou une pression inadaptée peuvent engager votre responsabilité. À cela s'ajoute la prévoyance, indispensable quand les indemnités de votre caisse restent plafonnées et faibles. Nous comparons les assureurs spécialisés des métiers du bien-être — RC pro, prévoyance, mutuelle et retraite, déductibles loi Madelin.
La RC professionnelle n'est pas une obligation légale pour le praticien en shiatsu, mais elle est essentielle et souvent exigée par la FFST et les lieux d'exercice.
Votre activité repose sur deux fragilités que personne ne couvre à votre place. D'abord un risque physique de contact direct : le shiatsu travaille par pressions sur le corps du receveur. Un malaise pendant la séance, une contre-indication non détectée (grossesse, pathologie cardiaque, phlébite, inflammation aiguë) ou une pression inadaptée qui aggrave une douleur existante — et le receveur peut mettre en cause votre responsabilité. La profession n'étant pas réglementée, c'est votre contrat, et non un cadre légal, qui définit ce qui est couvert : encore faut-il que le shiatsu y soit nommément déclaré. Ensuite un risque économique : vous êtes affilié à la SSI, dont les indemnités journalières restent plafonnées et faibles. Un arrêt — et vos mains sont votre outil de travail — et le cabinet ne produit presque plus rien pendant que le loyer et les cotisations continuent.
En tant que travailleur non salarié, vous n'avez ni la RC pro d'un employeur, ni la prévoyance d'un salarié. Votre protection se construit garantie par garantie — suivez le guide.
Adhérer à une fédération comme la FFST suppose une RCP en cours de validité, et les structures qui vous accueillent (centres, spas, salons, cabinets partagés, bailleurs) réclament une attestation. Sans RC pro, c'est vous, seul, qui supportez le coût d'une mise en cause après une séance qui a mal tourné.
En pratique, les mises en cause portent sur un malaise du receveur pendant ou après la séance, une contre-indication non détectée (grossesse — certains points comme GI4, RP6 ou V67 sont à éviter, mais aussi pathologie cardiaque, phlébite, inflammation aiguë) ou une pression inadaptée qui aggrave une douleur préexistante. Point capital : le shiatsu est parfois considéré comme une pratique « non conventionnelle » — si votre contrat ne mentionne pas nommément le shiatsu (et non un vague « massage bien-être »), l'assureur peut légitimement refuser sa garantie. Rappel : vous ne posez pas de diagnostic, ne traitez pas de maladie et ne vous substituez pas à un suivi médical — tout acte assimilable à un acte médical est exclu.
Vérifiez le point qui fait le plus défaut chez les praticiens en shiatsu : que le mot « shiatsu » figure explicitement dans vos activités déclarées, et que le plafond de garantie soit suffisant (visez au moins 250 000 €). Associez systématiquement une protection juridique : dans une profession non réglementée et au contact corporel, même une réclamation infondée génère des frais de défense.
Affilié à la SSI (le régime général des indépendants), vous percevez des indemnités journalières — mais seulement à partir du 4ᵉ jour d'arrêt (3 jours de carence), avec un montant plafonné et faible (calculé sur 1/730 de votre revenu annuel moyen) et pour une durée limitée. Pour un cabinet dont le loyer et les cotisations continuent, ces IJ sont très loin de compenser la perte de revenu : sans prévoyance, le manque à gagner reste à votre charge. Et un praticien en shiatsu dont les mains, le dos ou les épaules sont touchés ne peut tout simplement plus recevoir.
Hypothèses illustratives : IJ CPAM ≈ 50 % du revenu plafonnées à ≈ 1 600 €/mois, versées du 4ᵉ au 87ᵉ jour ; prévoyance calibrée à ≈ 90 % du revenu. Le calcul réel dépend de votre contrat.
Simuler ma prévoyanceLe vrai trou de couverture du praticien en shiatsu, ce sont des IJ SSI plafonnées et faibles qui ne suivent pas votre revenu réel. Calibrez vos indemnités journalières sur votre revenu d'activité et vérifiez que l'invalidité est appréciée sur votre incapacité à exercer votre métier (un trouble des mains ou du rachis est invalidant pour vous), pas un métier quelconque.
Montants illustratifs (« dès / jusqu'à »), variables selon le niveau de garanties choisi et l'assureur. BR = base de remboursement Sécurité sociale.
Le shiatsu sollicite intensément vos mains, vos poignets, vos épaules et votre dos. Privilégiez un bon forfait kiné / ostéopathie et médecines douces pour entretenir votre outil de travail — c'est un poste de récupération, pas un luxe.
Calcul illustratif : économie ≈ versement × TMI, dans la limite des plafonds Madelin / PER calculés sur votre revenu professionnel. Conditions : contrat éligible et cotisations sociales à jour.
Estimer mon avantage fiscalLe shiatsu étant un métier physique, beaucoup de praticiens lèvent le pied avant l'âge légal : un PER alimenté tôt amortit ce ralentissement. La RC pro, elle, n'est pas déductible au titre Madelin mais en frais professionnels classiques.
Voici comment s'articulent les garanties d'un cabinet de shiatsu : profession non réglementée, sans obligation légale d'assurance, mais avec des protections essentielles compte tenu du contact corporel direct, de l'absence de filet salarié et d'une caisse qui ne verse que des indemnités plafonnées et faibles.
Quelques informations sur votre activité, vos pratiques et vos priorités.
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